A peine un an après la sortie de Polaroïds et pornographie, Aqme
remet le couvert avec La fin des temps, leur 3e album. S’il est clair
qu’on reconnait immédiatement la touche du groupe (riffs, mélodies...),
on appréciera d’autant plus son travail, qui, malgré 80
dates entre les deux albums, n’ont pas pour autant fait ça “à.la.va.vite”.
Au contraire, les quatre musiciens ont su redonner à leurs titres un
nouveau souffle, avec un son différent des deux précédents
lp. Certes, au niveau du grain de la guitare et de la basse, le bébé
ne plaira pas à tous le monde. L’aspect metal s’estompe quelque
peu pour laisser place à un univers plus “rock’n’roll”.
ça sent plus Vox ou Orange que Mesa Boogie. Normal, Daniel Bergstand
(Meschuggah, Machine Head...) laisse sa place à Steve Prestage (Thin
Lizzy, Black Sabbath...). Le son de la batterie, ses peaux en particulier, elles
aussi, se font plus “organiques”. Esthétiquement, la palette
sonore du groupe s’est élargi pour revenir à des aspects
plus basiques, moins bidouillées (ce qui n’est pas pour me déplaire).
Pour le reste, on ne change pas une équipe qui gagne. Aqme fait ce qu’il
s’est faire de mieux : du Aqme.
Par Shen2, le 07/10/2005 |