Interview AqME, Octobre 2005

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Interview Aqme - octobre 2005

La fin des temps, le nouvel Aqme est dans les bacs. Nouveau son, nouvel optique, plus rock’n’roll, et moins de bidouillage, on a voulu en savoir plus sur ce changement. Rencontre...

Shen2 : On note sur La fin des temps une grosse remise en question au niveau du son. Pourquoi ce changement, et surtout, pourquoi ne pas avoir continué dans la lignée de vos précédents albums, qui avaient fait forte impression à ce sujet ?

Nous sommes très satisfaits d'avoir travaillé avec Daniel Bergstrand mais nous sentions qu'il était temps pour nous de nous renouveler et d'avoir un son qui ressemble plus à ce que nous sommes en live. C'est le cas sur notre nouvel album et nous en sommes très heureux et très fiers !

Qu'est ce qui vous a décidé à faire appel à Steve Prestage plutôt qu'un autre ?

Steve est le seul producteur que nous ayons rencontré pour cet album. En parlant avec lui, nous sommes très vite rendus compte que c'était tout simplement la personne qu'il nous fallait pour ce disque : ouvert, créatif, attentif à nos envies et sacrément sympa ! Il s'est imposé comme une évidence à nos yeux.

Il y a un côté plus chaud, plus rock'n'roll dans La fin des temps. Hormis le changement d'ingé son, qu'avez-vous changé au niveau technique... ?

Il n'y a strictement aucune évolution en ce qui concerne le matériel que nous utilisons, c'est toujours le même depuis de nombreuses années déjà : amplis et guitares "vintage", batterie aux fûts larges pour plus de générosité et basse au son bien gras et rond. Travailler avec Steve nous a permis d'avoir enfin notre son sur CD sans transformation particulière et c'est vraiment ça le changement.

Vous êtes vous replongé pour l'occasion dans les vieux albums rock de ces 30 dernières années ?

Nous avons toujours été des fans de rock au sens large et nous avons pu sur cet album faire le lien avec nos influences les plus profondément ancrées en nous : le grunge et l'alternatif des années 90, le metal des 80 et le hard rock et le prog des 70. C'est clair qu'on a beaucoup re-écouté Deep Purple et Black Sabbath ces derniers temps...

Aqme ne laisse personne indifférent, soit on aime, soit on déteste. Il n'y a pas de juste milieu. Est-ce ce rapport pro ou anti Aqme qui vous donne l'énergie de sortir ce disque à peine un an après Polaroïd avec 80 dates entre les deux ?

C'est important de provoquer des réactions tranchées, il n'y a rien de pire que l'indifférence... Nous sommes passionnés et les gens qui nous apprécient le sont aussi et ça nous touche vraiment. Ceci étant, la raison principale du court délai entre nos 2 derniers disques est tout simplement que l'inspiration était au rendez-vous. C'est ce seul paramètre qui nous dicte notre emploi du temps quand il s'agit de planifier l'enregistrement d'un album. La période 2004/2005 a été prolifique d'un point de vue créatif donc nous en avons profité pour sortir un 3e album dans la continuité.

Vous avez aussi travaillé avec Indochine. Comment s'est faites la rencontre avec Nicolas Sirkis ?

Nicolas avait déclaré dans une interview qu'il aimait bien AqME. Nous avons donc profité de l'occasion pour lui envoyer notre 1er album. Il a flashé et nous a invités sur son X-festival en 2003. Depuis, nous avons gardé le contact et nous avons proposé un titre à Indochine qu'ils ont décidé d'enregistrer avec nous et de garder sur leur album. C'est un véritable honneur !!

Bernstein disait “la musique ne se vend pas, elle se partage”. Que vous inspire cette pensée ?

Je ne peux être totalement d'accord avec cette phrase bien que je respecte ce point de vue. Il se trouve que de nos jours, faire de la musique et l'enregistrer a un prix, plus encore que dans certaines autres formes d'art. Il me paraît normal que la musique ne soit pas gratuite, au même titre qu'une place de cinéma ou un bouquin. Selon moi, tout travail mérite salaire. En revanche, je suis d'accord sur le fait que la musique se doit d'être vécue en direct avec un public pour avoir encore plus de sens. Sans cette relation musicien-public, le jeu n'en vaut plus vraiment la chandelle.

La dernière pour la route : Aqme en 3 mots ?

Sombre et fort !

Propos recueillis par Shen2

 

   
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