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On y a d’abord pas vraiment cru à ce
concert annoncé seulement sur quelques forums. Puis la rumeur
c’est répandue comme une traînée de poudre
sur le net. On s’est ensuite dit que c’était
un dimanche, que Paris c’était loin et que lundi fallait
se pointer au boulot à 9h. Après on a réalisé
que sur toutes ses raisons pas une ne résistait au cas Cult
of Luna et on a fini par y croire. Je vous passe le voyage qui file
comme une lettre à la poste, la faute à une playlist
de oufs, une franche dose d’excitation et pas mal de conneries
débitées dans la voiture… On arrive sur Paris
en fin d’après midi le temps de faire un tour à
Montmartre et à Pigalle mais tous les magasins (de musique
bien sûr) sont fermés. Après ce bain touristique,
on poireaute un peu devant la salle à retrouver quelques
potes. Les portes s’ouvrent enfin, le stand Cult of Luna est
juste à l’entrée je me jette dessus et attrape
un « Salvation » (en digipack s’il vous plait).
On est ensuite accueilli par la cohorte de lyonnais qui accompagne
Mihai Edrisch, la veille le concert à Metz avec Daïtro
a été plutôt bon, on en espère autant
pour ce soir.
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La salle se remplit petit à
petit et sur le coup des 19h30 Mihai Edrisch monte sur les planches.
Supporté par toute l’équipe Alchimia –
Waiting for an angel et autres lyonnais assimilés, le
groupe ne tarde pas à prendre ses marques et se lâche
bien. On les sent un peu stressés de se retrouver sur
une scène à deux mètres de haut alors que
la veille encore ils jouaient au milieu du public. Ils attaquent
par un nouveau morceau, toujours dans la même veine que
ceux de « L’un sans l’autre ». Le set
sera court et intense. Tantôt recroquevillés sur
eux-mêmes, tantôt envoyant voler leurs instruments
les musiciens vivent leur musique à fond. Aux accélérations
épiques répondent les parties calmes et ambiancées.
Le public encore assez dispersé réagit assez bien
à ces débordements d’émotions chaotiques.
C’est déjà le moment de partir pour Mihai
Edrisch après un dernier morceau lui aussi nouveau. Dommage
que le son n’est pas été au top tout le
long surtout sur les passages les plus énergiques. J’attend
donc impatiemment de les revoir dans une petite salle pour un
set plus long. |
L’entracte ne dure pas et Ataraxie
se présente en terre pas vraiment inconnue puisqu’ils
sont de Paris. Quelques connaisseurs s’avancent et la
fosse est déjà nettement plus remplie. Le groupe
qui m’était jusqu’alors inconnu officie
dans un registre doom-métal. Toutefois le groupe ne
s’enferme pas dans les clichés du genre et sait
aérer ses compositions de passages en son clair de
très bon effet et d’accélérations
thrashesques, elles par contre pas toujours du meilleur effet
à mon goût. Souvent instrumental quand le chanteur
se met à la tâche c’est pour déverser
son flot de borborygmes. La voix caverneuse
et les riffs d’une lenteur époustouflante repris
en boucle auront tôt fait de nous assommer mais quelque
part c’est l’effet recherché alors le public
apprécie et se met à headbanguer. Le set se
déroule sans encombre et après une quarantaine
de minutes le groupe cède sa place. |
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Judoboy fait ce soir son premier concert depuis
huit mois et l’accident les séparant d’un
de leurs guitaristes. Pas forcément facile d’assurer
dans ces conditions-là mais le groupe s’en tire
plus que bien. Jouant peut-être un peu trop sur les clichés,
le groupe tombe sous le coup des comparaisons faciles avec Refused
ou Converge. Loin de cracher sur ces groupes j’apprécie
donc grandement le show débordant d’énergie.
Les 4 nancéens enchaînent les titres survoltés,
le chanteur se charge du spectacle et occupe la scène
du mieux qu’il peut, saute et court de partout. Ca passe
vite, très vite même. Le public devant cette décharge
électrique reste malgré tout bien calme. |
| Ca y est on y est. Cult of Luna
a ce soir la lourde tâche de défendre en live son
« Salvation », virage en épingle à
cheveux (pratique pour faire tenir la mèche) ou presque
dans leur carrière. Un seul morceau de « The Beyond
» sera donc joué. J’avais pu les voir 6 mois
auparavant alors qu’ils étaient en pleine phase
d’écriture de ce nouvel opus. Un des guitaristes
m’avait alors confié en interview vouloir prendre
une nouvelle orientation. Les deux nouveaux morceaux joués
ce soir-là en étaient la parfaite démonstration.
Le défi était de conserver la même lourdeur
et le même côté pesant sans pour autant passer
par le mur de son qui les avait fait connaître. Pari difficile
mais que Cult of Luna relève haut la main. Dès
les premières notes ou au moins dès les premiers
balbutiements de son puisque c’est plus ce à quoi
ressemble le début du set, on est transporté et
on ne repose les pieds sur terre que une heure et demie plus
tard. Le jeu de lumière est parfait, spots tournoyants
et effets stroboscopiques se succèdent au gré
des ambiances installées. |
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Les explosions sonores se font attendre, le
groupe nous fait trépigner, les morceaux s’allongent
et flirtent souvent avec la dizaine de minutes comme ce «
Echoes » qui ouvre Salvation.
On n’a plus d’autres choix que de se laisser aller
au headbanging. Le chanteur se retire pour les passages instrumentaux
et revient pour hurler de sa voix à la limite de l’humanité
toujours dans sa pose si caractéristique, agrippé
à son pied de micro comme à une dernière
amarre. Mention spéciale au batteur qui maltraite ses
fûts comme rarement j’avais vu ça. Le show
passe à une vitesse foudroyante. Difficile de se souvenir
combien de morceaux ont été joué mais je
serais tenté de dire que la totalité de «
Salvation » a été interprétée…
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A peine le temps de se remettre de toutes ses émotions
et il est déjà temps de partir. Une soirée
que je ne suis pas prêt d’oublier et qui se rapproche
de la soirée de l’année. Seul hic, il manquait
quelques personnes pour que l’orga rentre dans ses frais.
Si vous voulez continuer à voir des concerts, vous savez
ce qu’il vous reste à faire, allez y !
Et puis pour la peine voilà la playlist de
la caisse :
Iscariote - Necropole trauma
Amanda woodward - La décadence de la décadence
Cult of luna - s/t
Robocop Kraus - Living with other people
Marilyn Manson - Antichrist superstar
Envy - All the footprints you’ve ever left and the fear expecting
ahead
Neurosis - Times of grace
Queens of the stone age - live
Brazen - Orphaned
Knut - Challenger
Mastodon - Remission
Botch - We are the romans
Gantz/Cleaner - split
Callisto - Ordeal of the century
Daitro - Je me consumme
Review et photos par Zozzal
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