Slipknot + Pleymo + American Head Charge, 10 février 2002, Paris

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Review de la dédicace

Review du concert :

Vive l'organisation américaine ! 18.00 tapante, American Head Charge monte sur scène. Le son est assez dégueulasse sur les premiers morceaux mais le show en vaut la peine : chanteur impressionnant, guitares acérées, grosse basse et deux claviers totalement barjots qui se tapent dessus, cassent leur matériel... "All wrapped up", "Self", "Song for the suspects", "never get caught" ou encore "pushing the envelope" furent jouées avec quand même un son bien meilleur sur la fin. Grosse première partie, grosse envie de découvrir le CD après cela.

Arrive l'heure de Pleymo. On ne peut pas dire que le public soit là pour eux ! Les paroles tenues par certains dehors le faisait prévoir: "même pas on bouge là dessus, aucuns applaudissements, ..." sera lancé par un petit parisien avant d'entrer. Et bien, une grosse bande de faux-culs ! Dès l'entrée des Pleymo sur scène, tout le monde saute dans tous les sens, chante les paroles en cœur,... Pas grand chose d'autre à dire à part que le son n'est pas super, les lights limitées (merci les 'ricains pour la lampe bleue et la jaune !!!). Ah si, le Braveheart! Moment où Kemar sépare la foule en deux et indique aux deux partie le moment pour se rentrer dedans…Sympa, bourrin à souhait.

Pleymo quitte la scène, un grand drap noir avec un penta et le fameux "S" cache la scène. 20 minutes d'attentes, la salle tombe dans le noir, 515 est lancée. L'intro met un chaos incroyable dans le Zénith plein à craquer (+ de 6000 personnes!). 4 coups de charlet, le draps tombe, People=Shit commence. Le public entre dans un pogo infernal qui ne cessera pas durant une heure et 20 minutes! Le groupe enchaîne les chansons "Liberate" et "Left Behind", super bien interprétées. Les lumières se tamisent, Corey apparaît seul sur scène et nous fait un petit speech avec quelques mots en français. Tout au long du concert, ces interludes nous feront comprendre que Slipknot est sorti de son autisme "je crache sur le public, je vous traite de fils de pute, ..." on a droit à des "Slipknot nous vous oubliera jamais" ou encore "je voudrais tous vous ramener avec moi dans l'Iowa". Bon, c'est cool mais ce sera répété aux deux concerts ! Faut pas trop en faire quand même...

"Eyeore", un très grand "Purity" et un "Gently" d'anthologie précèderont un solo de Sid, le petit DJ, qui balancera des scratchs et mix sur une musique drum'n bass bien sympathique. La scène se rallume et laisse entrée les membres de Slipknot qui sont sûrement allé se poser quelques secondes. "Eyeless" d'une grosse violence sonore est balancée puis, noir total. Une ligne de basse commence, c'est l'intro d' "Iowa" ! Va t-on partir pour 15 minutes d'apocalypse? Non ! C'est le solo de Joey qui démarre : sa batterie se lève dans les airs, fait un 360° sur elle même et, à la surprise de tout le monde, se penche en avant tandis que le nimbus du monstre à neuf têtes continue à envoyer des coups de double pédale et break de fou. Un final sur un pentagramme rouge et un retour à la case départ seront ponctués par un petit majeur dressé et un viva du public conquit.

Retour à la musique avec une fin de set moins alléchante que la première partie : "New abortion", un "Heretic Anthem" comme on l'attendait, avec les 666 qui s'allument sur le côté, conclurons le set "Iowa". Place donc aux chansons du premier album, qui font défaut lors de la première partie.

Corey fait assoire la salle avec une voix autoritaire: "j'ai dit assis maintenant" crié en français sera accueilli avec une volée de majeure, mais tout le monde pli face au charisme de Mr Taylor. "Spit it out" est envoyé et la foule saute en même temps à un moment donné. "Wait and Bleed" vient achever les derniers survivants de la fosse. La salle s'éteint, les Knots quittent la scène. "742617000027" résonne très rapidement, signe que ce n'est pas encore fini !!! Ils ne se feront pas prier pour revenir et finir le contrat avec "(sic)" et enfin, le "national fucking anthem", c'est à dire "Surfacing". La scène s'allume, un à un les barjots disent au revoir et partent.

Corey reste un peu plus afin de nous remercier chaleureusement pour cet accueil. Slipknot a prouvé en deux dates qu'ils sont LE groupe. Très gros son, show à l'américaine donc superbe. Sid et Shawn n'arrêtent pas de se courser et de se mettre sur la gueule sur la batterie de ce dernier qui maintenant s'élève à 3 ou 4 mètres et tourne sur elle même.


Conclusion : on en redemande et on eu la même chose le lendemain puissance 2 : encore plus violent, plus fou, plus Slipknot !


photos et texte par Benny

 

   
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