Tool, Olympia, 10 mai 2002

++ Plus d'articles concernant Tool ...

 

(envoyer son avis sur le concert)

PieRRot :

Première fois que je vois Tool en live…J'attendais beaucoup de ce concert, qui n'était pas un concert " normal ". Arrivé à 19h30 sur Paris, c'est juste avant l'heure indiquée sur le billet que j'arrive à l'Olympia, où tout le monde attend encore dehors : nous sommes nombreux à avoir raté la première partie, Pablo. Enfin le concert commence. Les premières notes sonnent comme une délivrance, un énorme poids en moi s'en va, tout se libère…Les écrans géants semblent concentrer le regard sur eux, comme pour nous ramener sur Terre, mais pourtant l'esprit est bien loin, porté par la musique, puissante et émouvante…Un long voyage débute alors, où se mêleront tristesse, joie, colère, peur, ou quiètude...

Complètement envoûté par la musique j'aurai bien du mal à vous dire en détail ce qui a été joué, je ne me posais pas trop la question…Le set a duré pas loin de 2h, qui m'ont semblé duré une demi heure…Je suis sorti complètement ébahi, j'avais du mal à croire ce que j'avais entendu et vu, je n'aurai jamais imaginé cela ! Pour finir, le groupe a été ovationné d'une façon que je n'avais jamais vu alors…J'en avais le cœur serré…Si j'avais pu les croiser je leur aurais juste dit une chose : merci !

Erik, Press Any Red Button :

Je veux bien être ouvert et patient mais merde ça remet en place d'aller voir Tool en concert. C'est la deuxième fois que je les vois et toujours ce rituel, ce silence, cette concentration juste avant de partir pour un voyage de deux heures. D'habitude en live ça bouge, ce n'est pas parfait mais cela bouge, gros son, etc... Là c'est pire cela bouge peu, mais alors pour le reste, leurs notes tissent une toile et hop ils emprisonnent tout le public. Et non ils ne jouent pas tout comme sur les albums : ils jouent mieux et il y a de la place pour la spontanéité. Rien à faire rien à dire. Je ne me lasse pas de TOOL et si tous les groupes quelque soit leur style pouvait trouver dans la musique ca qui fait que la musique est si géniale et communicative alors je serais heureux. Parce qu'avant tout faire de la musique c'est un moyen de s'exprimer et de faire partager des émotions.

Vive TOOL !

jib, Counterfeit :

Je pense qu'il n'est jamais bon de voir l'un des groupes les plus importants à ces yeux en concert car malgré le talent qui est le leur, leur souci du visuel et du sonore et leur implication, tu as toujours au fond de toi le sentiment qu'il manque quelque chose et ce quelque chose c'est peut-être d'avoir des yeux d'enfants et d'être prêt à oublier tout ce que tu as toujours attendus d'eux.
Je ressens tellement de chose à l'écoute de leurs CDs seul chez moi que je ne voulais peut-être pas partager ça avec un millier d'inconnus. Peut-être que les groupes mythiques doivent rester des dieux de l'Olympes et ne doivent pas descendre voir le simple mortel que je suis.

Paak, Third Eyed Machine :

On était au concert de Tool vendredi à l'Olympia. Ce n'etait pas la premiere fois qu'on les voyait en live : au niveau visuel, leurs shows sont toujours très reussis car l'image apporte à leur musique une vraie profondeur. Cependant, j'ai toujours regretté personnellement cette froideur du groupe pas toujours nécessaire à mes yeux. Tool a vraiment su rectifié le tir cette fois : un Maynard qui parle à son public, un mega happy birthday à Danny repris en coeur par toute la salle et lancé par Maynard... Mais le top du top, c'est le final avec tous les musiciens qui se serrent dans leurs bras au centre de la scène donnant enfin au public l'image "chaleureuse" d'un "vrai groupe" soudé... Ajoutez à ça du gros son et un chant parfaitement sonorisé et vous obtenez une soirée d'antologie. Génial !

Oli, W-Fenec

19h30, Pablo monte sur scène pour 30 minutes de show, ce sont des potes londoniens de Justin, voilà tout ce que je sais, quasiment personne ne verra leur prestation, les tickets annonçant l'ouverture des portes pour 20h... heure à laquelle une bonne partie du public est encore dehors. Une demi heure plus tard, tout le monde est là, une musique d'ambiance fait monter la pression, le hall s'est vidé, les lumières s'éteignent, Justin entre en scène pour nous asséner les premières notes de basse, distordues, lourdes. Le son est parfait. Nouvelle salve d'applaudissements pour Adam et Danny, tonnerre pour Maynard tout de noir vêtu, les yeux derrière une paire de lunette toute aussi noire. Le show qui suit est incroyable, nettement meilleur que celui du Zenith qui était pourtant encore dans toutes les mémoires... L'énorme écran est cette fois-ci dédoublé, séparé par un axe de symétrie, les films projetés en miroir sont pour la plupart différents de ceux de juin dernier, le light show est très réduit, tout comme la distance avec le groupe. Ce soir, TOOL livre un énième concert hors du commun présentant vieux titres et incontournables. En guise d'entracte, on nous projette le clip de "Parabola" puis Danny Carey commence un solo de batterie, rejoint par John (batteur de Pablo) et ses percussions qui prennent la place de MJK qui reste derrière son "petit" écran, lâchant ses riffs en ombre chinoise. "Triad" est absolument fantastique en live. Et si pour le public ce soir est particulier, il l'est tout autant pour Dan, le batteur génial, c'est son anniversaire...Et sur une intro, Justin ne le suit pas et glisse les premières notes de "Happy birthday" qui lui est chanté par Maynard et l'Olympia. Après le "Good evening" du début de soirée, MJK le vanne un peu puis nous demande un peu plus tard "d'utiliser cette sensation de bien être qu'on ressent à l'instant pour, dans les semaines à venir, créer quelque chose de positif"... Un "Lateralus" magique termine le concert, TOOL se réunit au milieu de la scène, forme un cercle, échange quelques mots et nous salue une dernière fois.

 

 

   
  ©Santagore.com-all rights reserved-2005